# Robert Kurtz

**Robert Walden Kurtz **est un pasteur adventiste du septième jour, psychologue et défenseur de la convergence entre la foi religieuse et les aspirations transhumanistes. Il est titulaire d’une maîtrise en théologie de l’Université Andrews (1990) et d’un doctorat en psychologie de l’Université Saybrook (2022), et a occupé des fonctions allant du ministère pastoral aux forces de l’ordre et au monde universitaire, notamment en tant que doyen et professeur de philosophie.

Kurtz est surtout connu au sein des communautés du prolongement de la vie et du transhumanisme pour ses réflexions perspicaces sur les intersections entre la technologie, la santé et la théologie adventiste. Lors de la conférence Religion et Transhumanisme de 2014, il a présenté une synthèse convaincante de l’histoire de sa tradition religieuse et de la philosophie transhumaniste. Kurtz établit un parallèle poignant entre les origines de l’adventisme—né de la « Grande Déception » de 1844, lorsque les premiers croyants ont profondément pleuré le retard de leur délivrance spirituelle attendue—et l’espoir transhumaniste global d’échapper à la mort grâce au progrès technologique.

Au cœur de sa thèse se trouve l’observation selon laquelle l’accent mis par l’adventisme sur la santé et la longévité s’aligne naturellement avec les objectifs transhumanistes. Il souligne l’héritage de son église en matière d’innovation médicale—notamment les programmes pionniers de sevrage tabagique, les avancées dans la protonthérapie et l’exploration de la xénotransplantation—comme des manifestations concrètes de la volonté de repousser les limites biologiques humaines. Dans son article de 2022, *Transhumanisme et avenir de la psychologie humaniste*, Kurtz développe ces thèmes, affirmant que l’humanité n’est plus considérée simplement comme un être isolé au sommet de la Terre, mais plutôt comme une entité intégrée à la nature tout en étant inextricablement liée à la technologie que sa culture crée.

Bien que Kurtz reconnaisse que tous les membres de sa tradition religieuse ne partagent pas son enthousiasme pour une intégration technologique radicale—se heurtant souvent au scepticisme concernant le mélange de la machine et du corps humain—il reste un fervent défenseur du progrès, du dialogue et des libertés civiles. Il appelle constamment les croyants de tous horizons à maintenir les agendas religieux hors du gouvernement et défend la stricte séparation de l’Église et de l’État. En fin de compte, Kurtz envisage un destin collaboratif pour l’humanité, exhortant les laïcs comme les croyants à travailler ensemble vers un avenir où nous pourrions « argumenter comme des immortels plutôt que de mourir comme des rivaux ».