# Julian Huxley

*1887–1975*

**Julian Sorell Huxley (1887–1975) **était un biologiste, philosophe et humaniste britannique qui a inventé le terme « transhumanisme » et a donné au mouvement sa première articulation systématique, faisant de lui, à tous égards, l’un des fondateurs intellectuels de la tradition au sein de laquelle évolue la Mormon Transhumanist Association.

Huxley était issu de l’une des familles intellectuelles les plus distinguées de Grande-Bretagne—petit-fils de T.H. Huxley, le grand défenseur de Darwin, et frère du romancier Aldous Huxley—et a construit une carrière d’une envergure remarquable. Il fut le premier directeur général de l’UNESCO (1946–1948), une figure fondatrice du Fonds mondial pour la nature (WWF), un communicateur scientifique prolifique et un pionnier de la synthèse moderne qui a unifié l’évolution darwinienne et la génétique mendélienne. Ses travaux scientifiques ont couvert l’embryologie expérimentale, l’éthologie et la biologie évolutive, et il a été élu membre de la Royal Society en 1938.

Mais la contribution la plus marquante de Huxley est peut-être conceptuelle. Dans son essai de 1957 intitulé « Transhumanisme », il a soutenu que l’espèce humaine peut, si elle le souhaite, se transcender elle-même—non pas seulement par le biais d’individus isolés, mais dans son ensemble, grâce à l’application délibérée de la connaissance, de la technologie et de l’aspiration morale. Il a appelé cela le « transhumanisme » et l’a présenté comme la prochaine étape de la compréhension de soi évolutive: l’humanité prenant consciemment la responsabilité de son propre développement. Sa vision était séculière dans son langage, mais indéniablement téléologique dans sa structure—une espèce découvrant sa vocation à devenir plus qu’elle ne l’est actuellement.

Cette structure téléologique résonne naturellement avec l’insistance de la théologie mormone sur la progression éternelle et la théose. Là où Huxley fondait sa vision sur la biologie évolutive et l’éthique humaniste, le transhumanisme mormon ajoute une profondeur théologique: le processus décrit par Huxley est, dans cette lecture, une participation à l’œuvre créatrice divine que Joseph Smith appelait le but de l’existence. Huxley ne partageait pas ce cadre théologique, mais il partageait la conviction morale qui le sous-tend—à savoir que l’intelligence, la créativité et la compassion ne sont pas des caractéristiques accessoires de l’univers, mais ses produits les plus importants, et que les développer davantage est notre obligation la plus sérieuse.