# F. Scott Fitzgerald

*1896–1940*

**Francis Scott Key Fitzgerald** (1896–1940) était un romancier, essayiste et nouvelliste américain largement considéré comme l’un des plus grands auteurs américains du XXe siècle. Il est surtout connu pour ses romans dépeignant l’époque qu’il a nommée « l’ère du Jazz », en particulier *Gatsby le Magnifique* (1925), qui est devenu une pierre angulaire du canon littéraire américain et une profonde méditation sur l’ambition, la réinvention et les limites de l’aspiration humaine.

La carrière de Fitzgerald a été marquée par un succès précoce suivi de difficultés. Son premier roman, *L’Envers du paradis* (1920), l’a rendu célèbre à vingt-trois ans, et il est devenu le chroniqueur célèbre des « Années folles » aux côtés de sa femme, Zelda. Ses œuvres majeures—notamment *Tendre est la nuit* (1934) et le roman inachevé *Le Dernier Nabab*—exploraient les thèmes de la richesse, de l’amour, de la désillusion et du rêve américain. Il a publié de manière prolifique dans des magazines tels que *The Saturday Evening Post* pour subvenir à son train de vie, bien que sa réputation littéraire ait décliné vers la fin de sa vie. Il est mort d’une crise cardiaque à quarante-quatre ans à Hollywood, où il travaillait comme scénariste.

L’héritage littéraire de Fitzgerald résonne avec des questions centrales du transhumanisme mormon, bien que souvent sur un registre tragique. Son œuvre examine de manière obsessionnelle le désir humain de transcendance de soi—la tentative de Jay Gatsby de se refaire, de « répéter le passé » et d’atteindre une sorte de transfiguration personnelle par la seule volonté. Pourtant, Fitzgerald présente généralement ces aspirations comme condamnées par la fragilité humaine, l’échec moral et l’attraction entropique du temps. La célèbre phrase finale de *Gatsby le Magnifique*—« C’est ainsi que nous avançons, barques contre le courant, refoulés sans cesse vers le passé »—suggère une vision fondamentalement en contradiction avec la confiance du transhumanisme mormon selon laquelle l’humanité peut, par des moyens ordonnés, réellement atteindre la transcendance à laquelle elle aspire.

Fitzgerald a été élevé dans la religion catholique et a conservé une relation complexe, souvent ambivalente, avec la foi tout au long de sa vie. Son œuvre aborde rarement la théose ou la grâce divine comme des possibilités réelles; elle tend plutôt vers un naturalisme élégiaque dans lequel l’effort humain, aussi beau soit-il, échoue finalement sans accès à un cadre rédempteur au-delà de soi-même. Cela positionne sa vision du monde en contraste réel avec l’affirmation du transhumanisme mormon selon laquelle la création compatissante et la glorification sont des destins atteignables plutôt que de simples illusions magnifiques. Néanmoins, son exploration pénétrante du désir de transcendance—et son honnêteté sur ce qui arrive lorsque ce désir est poursuivi sans grâce—fait de son œuvre un texte d’accompagnement puissant pour quiconque réfléchit à la relation entre aspiration et rédemption.