
Pierre Teilhard de Chardin (1er mai 1881 – 10 avril 1955) était un prêtre jésuite, paléontologue, philosophe et mystique français dont la synthèse entre la science et la foi chrétienne a profondément influencé la pensée religieuse du XXe siècle. Né en Auvergne, en France, il était un parent éloigné de Voltaire et de Blaise Pascal.
Teilhard a rejoint l’ordre des Jésuites en 1899 et a été ordonné prêtre en 1911. Pendant la Première Guerre mondiale, il a choisi de servir comme brancardier plutôt qu’aumônier, obtenant la Légion d’honneur pour son courage. Ses travaux paléontologiques l’ont conduit en Chine, où il a participé à la découverte de l’Homme de Pékin en 1929 (Homo erectus pekinensis), établissant son ère géologique à environ 750 000 ans.
Ses œuvres majeures, Le Milieu divin et Le Phénomène humain, écrites dans les années 1920 et 1930, ont été interdites de publication de son vivant par les autorités jésuites en raison de sa réinterprétation évolutionniste de la doctrine chrétienne. Teilhard a développé le concept du Point Oméga—un événement futur théorisé vers lequel l’univers évolue en complexité et en conscience croissantes, qu’il a identifié au Christ. Avec Vladimir Vernadsky, il a contribué à développer le concept de noosphère—une sphère de pensée humaine entourant la Terre.
La théologie de Teilhard, qui valorise la Terre, a gagné en acceptation depuis sa mort, influençant la constitution « Gaudium et spes » (L’Église dans le monde de ce temps) du concile Vatican II et étant citée par le pape François dans Laudato si’. Sa vision de l’évolution cosmique vers l’unité divine résonne profondément avec les thèmes transhumanistes de transformation humaine et de transcendance technologique.